Drolc Nicolas
Réalisateur
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Nicolas Drolc, né en 1987, est un cinéaste indépendant basé à Nancy. Formé au cinéma-guérilla auprès de l’équipe allemande de Slowboat Films, il réalise en 2014 son premier long métrage documentaire, Sur les toits, consacré aux émeutes qui ont marqué les prisons françaises au début des années 1970. Il poursuit en 2017 avec La mort se mérite, portrait de Serge Livrozet, figure de la contre-culture française, ancien perceur de coffres-forts devenu écrivain et militant anarchiste. En 2019, il signe Bungalow Sessions, troisième long métrage qui réunit six musiciens américains de folk-blues underground, filmés dans son arrière-cour à Nancy. Il produit, tourne et monte ses œuvres au sein de sa société Les Films Furax et collabore dès 2018 avec This Films Should Not Exist en tant que coauteur, monteur et distributeur.
Il a grandi à proximité de la prison Charles III, qu’il longeait quotidiennement durant sa scolarité à la fin des années 1990. Les « parloirs sauvages » observés depuis la rue ont façonné son regard sur la prison comme espace social et politique. Fils d’un photographe du Républicain lorrain, actif de 1969 à 2009, il explore les archives paternelles lorsque celui-ci prend sa retraite. Cherchant d’abord des images de concerts rock, il y découvre les photographies de la mutinerie de la prison Charles III de 1972, point de départ du projet Sur les toits, en résonance avec ses propres souvenirs d’adolescent.
Parallèlement à son activité de cinéaste, il est technicien audiovisuel à l’université de Nancy, chargé de la mise en place des dispositifs de projection. Ce double ancrage, pratique quotidienne de l’image et création documentaire, oriente sa conception du cinéma : défendre un propos politique exige pour lui une attention rigoureuse à la forme, au choix des archives, aux évolutions de la couleur et à l’usage de la musique, afin d’éviter un discours militant reposant uniquement sur le message.
Pour Sur les toits, il mène une enquête approfondie : consultation des minutes de procès, recherche d’anciens détenus comme Richard Bauer ou Jacky Hoffman, appels téléphoniques, et rencontre avec un ancien surveillant, Christian Paillot. Il souhaite faire entendre ces deux voix pour montrer la proximité sociale entre détenus et surveillants, ainsi que la manière dont la prison façonne une condition commune au-delà des rôles institutionnels. La dimension sonore occupe une place centrale dans son travail. La musique composée par Monsieur Verdun (Nicolas Moog) et Quinze Automates prolonge son intérêt pour les cultures rock, punk et la contre-culture. Ses références incluent la Beat Generation, Allen Ginsberg, Gregory Corso ou encore les Dead Kennedys, autant d’influences liant imaginaire carcéral et critique sociale. Il s’inscrit également dans une filiation de critique des médias, revendiquant l’influence de Pierre Carles.
La diffusion de Sur les toits dans des milieux militants, des salles d’art et essai ou lors de débats avec des personnalités comme Dominique Simonnot, contrôleure générale des lieux de privation de liberté, confirme l’inscription de Nicolas Drolc dans un cinéma documentaire engagé, ancré localement mais ouvert sur les enjeux politiques de la prison et de l’État pénal.
Le 16 janvier 2022, un ciné-débat en ligne est consacré au documentaire « Sur les toits », en sa présence interrogé par David Dufresne la discussion revient sur les mutineries de 1972 dans les prisons françaises, en particulier à Nancy et Toul, sur la genèse du film, ses choix esthétiques (images d’archives, musique, montage) et sur la manière dont il interroge la prison, la liberté et la critique des médias.
Présence sur le web
https://www.cinemutins.com/producteurs/64-nicolas-drolc
https://www.film-documentaire.fr/4DACTION/w_liste_generique/C_55356_F
Archives
des émissions
En tant qu'invité
| Date | Invité·es | Sélection des abonné·es | Titre |
|---|---|---|---|
| 16/01/2022 |
| Ciné-débat : « Sur les toits » avec Nicolas Drolc, la mutinerie des prisons en 1972 |