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Pour défendre les libertés et nourrir le débat à gauche
Debout, micro ouvert, Au Poste retourne le réel Pour défendre les libertés et nourrir le débat à gauche Média 100% live créé par l'écrivain réalisateur David Dufresne Sans montage ni formatage
Bilan 2025 Au Poste : tenir, durer, se démarquer
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Bilan 2025 Au Poste : tenir, durer, se démarquer

1 h 5128/12/2025
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2025, année de tenue. Tenir la ligne. Tenir le rythme. Tenir l’indépendance. Comme chaque mois de décembre, depuis notre création en 2021, nous publions notre bilan en toute transparence.

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Série
Au Poste
Durée
1 h 51
Début prévu
28 décembre 2025 08h 00min 00s
Fin prévue
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2025 en chiffres

Au Poste travaille dans la durée. Sans sponsor. Sans effet de buzz. Sans vignettes putaclics. Sans titres racoleurs. Sans pause stratégique dictée par l’algorithme. Sans équipe pléthorique. Trois cent quatre-vingt dix heures de live, une régularité crânement assumée, une présence quasi continue tout au long de l’année.

La production est dense. Soutenue. Parfois éprouvante. Mais constante, et passionnée. Voici les chiffres avant l'analyse en dessous.

Équipe renforcée

Outre les suspects habituels devant la caméra (Mathilde Larrère, Nora Bouazzouni, Marc Endeweld, David Dufresne), Au Poste accueille désormais un nouveau visage, celui d'Hélène Assekour (pour la reprise de l'émission Ecoloscope). Trois femmes, deux hommes.

En régie, Nayane s'est rendu indispensable: il a remanié le studio, changé les caméras, tenu la réalisation comme personne. A la modo, Euryale a réussi l'impossible: modérer plusieurs canaux à la fois (Twitch, Peertube, Youtube), tenu la cheffe d'édition du site, et œuvré partout et en tout temps. Dans l'ombre, Alexis Hamard (graphiste) ; Glaudioman, Robin et Donne Lapapatte (développeurs) ont huilé la mécanique, comme toujours ; Rolland a veillé aux biographies et aux verbatims de nos invités. Sans parler d'Axelle (pour les tasses), Céline, Pimiko, Aurélie et Muriel (pour tout).

Ce n'est pas tout! L'équipe travaille d'arrache-pied sur un nouveau site pour début 2026. Avec un nouveau graphisme, un outil de publication fait maison, des développeurs de génie: le studio Etamin qui nous a rejoint cet automne.Quant à notre présence sur les réseaux sociaux, jusqu'ici bricolée par l'équipe, elle sera confiée à un pro dès début 2026 (bienvenue à lui!)

Inviter autrement

Chercheurs, journalistes, lanceurs d’alerte, militants, avocats, artistes, syndicalistes : la diversité politique est réelle. La pluralité des combats aussi. Cette année, parmi les thèmes de prédilection d'Au Poste: des condensés de conflits, de mensonges d’État, de batailles judiciaires, de dominations économiques, de violences policières, de guerres médiatiques.

Gauche explosive : Castets / Ruffin / Besancenot Trois gauches, un même constat : le RN prospère sur nos fractures. Et la question brutale revient : l’unité, c’est possible — ou c’est déjà foutu ?

Zyed, Bouna, Clichy 2005 (JP Mignard) Retour sur une affaire fondatrice : quand la justice cherche la vérité et que l’État, lui, cherche d’abord à “sauver la police”.

Élisabeth Borrel : “On n’a pas eu droit à la justice” Trente ans de combat face aux raisons d’État : Djibouti, la mort d’un juge, et le verrouillage méthodique d’une affaire qui dérange trop.

Sorj Chalandon : “dans les années 70, tout le monde était violent” Un entretien-confession : enfance brisée, militantisme, violence politique — et ce qu’il reste quand les illusions tombent.

Michel Claise, juge anticorruption Fraude fiscale, réseaux d’influence, pressions : un magistrat raconte la guerre souterraine contre les mafias financières — et pourquoi elle est si difficile à gagner.

Pièces à conviction disparues (Souheil El Khalfaoui) Une mort policière, une balle, des vidéos qui s’évaporent : l’histoire d’une famille qui tient, qui accuse, et qui refuse l’enterrement administratif.

Mathilde Panot #AuPoste Deux heures de fond : union à gauche, médias, VIe République, Gaza, accusations d’“apologie” — LFI sous pression, mais en offensive.

“La Meute”, ne Mélenchon pas tout Décryptage d’un objet politico-médiatique : ce que le livre raconte, ce qu’il évite, et la tentation permanente de réduire la politique à une seule tête.

Double live : à l’assaut maritime de l’île de Bolloré + débat médias Action directe en mer, puis autopsie stratégique : comment résister à un empire médiatique devenu machine de guerre politique.

L’empire colonial de Bolloré Plantations, ports, Afrique, influence : la fortune coloniale et ses prolongements contemporains, jusqu’aux médias et à la “respectabilité” rebrandée.

Porno français : la machine à broyer les femmes Violences, système, impunité : la pornographie industrielle comme économie de la prédation, et le prix payé par les femmes.

Kaoutar Harchi et Aurélien Bellanger : quand les écrivains s’écrivent Deux écritures, deux visions, un même champ de bataille : littérature, politique, domination, et cette question qui reste — qui a le droit de raconter qui ?

Une communauté fidèle et engagée

L’audience aupostienne progresse. Les dons augmentent. Les vues s’accumulent. La courbe monte, année après année. 2025 marque aussi un palier. Celui d’un média qui a consolidé son socle, sans encore franchir un cap de diffusion. Est-ce le prix de notre décision, à la moitié de l'année, de réduire la voilure? Une équipe resserrée, des lives moins fréquents, mais mieux préparés, des événements publics plus rares et plus impactants?

Au Poste interagit avec un public exigeant, politisé, critique. Cela crée une incroyable et belle fidélité. Cela limite aussi la viralité facile et factice. C'est un choix assumé: Au Poste est, aussi, en rupture avec l'idée de croissance sans fin, de course à l'audience.

Une commu de (premier) choix

Le cœur des aupostien·ne·s se situe entre 25 et 44 ans --- selon Youtube qui nous fournit ces chiffres sans qu'on ne lui ait jamais demandé. Les plus jeunes restent minoritaires. C’est un défi: transmettre sans édulcorer. Ouvrir sans lisser. Aller chercher sans renoncer. La question est: doit-on le relever ?

Un site et une newsletter: outils à renforcer

Le site AuPoste.fr joue son rôle d’archive, de mémoire, de point d’appui. La newsletter progresse lentement mais sûrement. Ces outils sont stratégiques. Ils nous permettre d'agir hors plateformes.

Un modèle économique de résistance

Les dépenses sont maîtrisées, souvent contraintes. Le matériel, les outils, la diffusion, le montage. Pas de communication clinquante. Pas d’agence. Pas de poudre aux yeux.

Côté recettes, le constat est sans ambiguïté : ce sont les dons qui font tenir Au Poste. Le public, directement. Sans intermédiaire. Sans dépendance publicitaire. Sans financeur institutionnel. C’est une force politique. Début 2026, Au Poste proposera également un système d'abonnement, qui devrait nous permettre de pérenniser au mieux notre média.

Ce que dit vraiment ce bilan

Ce bilan ne raconte pas une success story start-up. Il raconte autre chose :

  • la possibilité de tenir un média indépendant sans renoncer,
  • la force d’une communauté consciente de l’enjeu démocratique,
  • le prix humain, matériel et politique de l’indépendance.

Au Poste existe parce que des milliers de personnes estiment que cette parole est nécessaire. Pas rentable. Nécessaire.

Pourquoi soutenir Au Poste aujourd’hui

Au Poste n’est pas gratuit. Il est libre. Et la liberté n’existe que si elle est financée collectivement. Soutenir Au Poste, c’est refuser que le débat public soit confisqué. C’est choisir de ne pas se taire. Et mieux: de donner la parole à celles et ceux qui ne l'ont pas, ou peu, ou jamais.

Parce que ce média n’existerait pas autrement

Les plateformes invisibilisent les médias critiques. Les institutions ne financent pas --- ou alors à la marge --- un média qui les questionne. Les médias dominants écrasent notre travail par leur mépris et leur puissance. Seul·es les aupostien·nes nous financent.

Parce que produire librement coûte cher

Derrière l’écran : du matériel à maintenir, des outils à payer, des heures de préparation, de montage, de diffusion, du travail invisible, continu, souvent précaire. Au Poste fonctionne sans structure lourde, sans frais superflus. Chaque euro donné sert à produire, diffuser, enquêter. Pas à enrichir. Sans publicité, ni subventions conditionnées, ni partenariats opaques, Au Poste vit d’un choix politique : celui de l’indépendance. Et cette indépendance a un prix.

Parce que soutenir, c’est agir

Donner à Au Poste, ce n’est pas « aider un créateur ». C’est participer à un espace public qui refuse la langue de bois, la brutalisation du débat, la résignation. C’est transformer une audience en force politique consciente.

Parce que la fatigue existe, mais pas le renoncement

2025 a montré la solidité du projet. Elle a aussi montré ses limites humaines et matérielles.

Les dons permettent :

• de tenir le rythme sans s’épuiser,

• d’améliorer la qualité sans compromis,

• de préparer l’avenir sans dépendance.

Ce que permet concrètement votre soutien

• Continuer les lives et les enquêtes.

• Accueillir plus de voix, plus de femmes, plus de combats.

• Refondre le site et renforcer la newsletter hors algorithmes.

• Garantir une parole libre, durable, transmise.

• Développer notre présence sur les réseaux sociaux

Bonheur d'aller au fond des choses
Monique Pinçon-Charlot
Canapé orange d'Au Poste

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